Sujet : La paix n'est-elle qu'absence de guerre ?
Extrait du corrigé : Dans l'Ethique à Nicomaque, Aristote explique que pour qu'une cité soit véritablement forte, elle doit vivre dans la concorde. Or la concorde ce n'est pas seulement l'absence de troubles, mais un sentiment de commune appartenance qui lie les citoyens entre eux. Ce n'est que quand les citoyens ont le sentiment d'être liés comme des amis peuvent l'être, par un sentiment positif, que l'on peut éviter à coup sûr la guerre civile dans la cité. Sinon, chacun ayant l'impression que son propre intérêt diffère de celui de l'autre, l'ensemble de la cité sera traversé de rivalités continuelles, et la guerre pourra toujours ressurgir. Dans ce sens là la paix n'est pas seulement l'absence de guerre, elle repose sur un sentiment d'appartenance à une communauté, autour d'un intérêt commun. III. Pour que la paix soit plus que l'absence de guerre, il faut qe les relations entre Etats soient réglées par un droit international Si on peut penser avec Aristote que la paix au sens plein du terme n'est pas seulement l'absence de guerre, mais aussi le sentiment que chacun éprouve dans la cité d'avoir un intérêt commun avec tous les autres, cela concerne surtout la paix intérieure (l'absence de guerre civile, entre citoyens d'une même nation). Mais qu'en est-il des relations entre les Etats ? Ne peut-on penser que si les citoyens peuvent avoir le sentiment d'avoir un intérêt commun, les Etats eux sont toujours dans une forme de rivalité, si bien que pour les relations entre Etats le mieux que l'on pourrait penser serait une paix équivalente à une absence de guerre ? Ce n'est pas l'avis que soutient Kant dans son Projet de paix perpétuelle.
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