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Sujet : Nos préférences sont-elles un critère suffisant pour juger une oeuvre d'art ?

Extrait du corrigé : Le plaisir ou le déplaisir que j'éprouve devant une oeuvre n'est pas un critère pour la juger. ] Le beau s'impose ■ Que le beau doive être jugé, c'est l'exigence de la subjectivité ; qu'il soit universel, celle de l'objectivité. Un jugement qui soit tout à la fois l'expression la plus intime de l'individu, et la plus commune de l'universalité humaine, doit reposer sur la distinction du plaisir esthétique, lié à la beauté, et du plaisir des sens, lié à l'agréable. ■ En ce qui concerne l'agréable en effet, le principe « à chacun son goût » fait loi : tu aimes tel vin que je n'aime pas, ce n'est pas la peine d'essayer de me convaincre. Ce qui est beau, au contraire, doit enlever l'unanimité d'un sentiment pourtant profondément personnel. ■ Un homme qui juge mal d'une oeuvre d'art est un homme qui juge moins de sa beauté que de ses agréments. Parce qu'il se laisse dominer par l'intérêt sensuel, tout à fait personnel, qu'il porte à l'objet représenté par un tableau, son jugement de goût n'est pas pur. C'est la raison pour laquelle l'universalité du jugement de goût est moins un fait qu'un idéal à atteindre. L'ignorant ne peut pas juger Le jugement est une opération intellectuelle qui exige un minimum de culture esthétique. Je ne peux pas juger une oeuvre d'art si je ne la comprends pas.

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