Sujet : La nation : liberté ou déterminisme ?
Extrait du corrigé : « La volonté de la Suisse à être unie, malgré la variété de ses idiomes, est un fait bien plus important qu'une similitude souvent obtenue par des vexations. » La religion ? L'histoire récente la confine aux limites de la vie privée. Le commerce ou la géographie? Ils ne tiennent pas compte de la dimension spirituelle de la nation. La matière ne suffit pas à rassembler les peuples. Bref, Renan prépare l'auditoire à recevoir la définition, désormais très célèbre, qu'il prépose : « Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu'on a faits et de ceux qu'on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L'existence d'une Nation est (pardonnez-moi cette métaphore) un plébiscite de tous les jours, comme l'existence de l'individu est une affirmation perpétuelle de vie. »► .
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