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Sujet : La moralité consiste-t-elle à se contraindre soi-même ?

Extrait du corrigé : Ce que j'affirme, c'est que cette volonté de puissance fait défaut à toutes les valeurs supérieures de l'humanité –c'est que, sous les noms les plus saints, règnent sans partage des valeurs de décadence, des valeurs nihilistes ». « Je fus le premier à voir la véritable opposition qui existe entre, d'une part l'instinct en voie de dégénérescence qui se dresse contre la vie dans une rancune souterraine [...] et d'autre part, une formule d'acquiescement supérieur, née de la plénitude et de la surabondance, un oui sans réserve à la vie, et même à la douleur, et même à la faute, à tout ce qu'il y a de déroutant et de problématique dans la vie... » La morale ne doit pas brimer le corps Une mauvaise conception de la morale, en effet, tend à brimer le corps et à culpabiliser toute personne qui tente de s'affirmer. Cela produit des caractères austères, rigides, intolérants, ennemis de la vie. Il est moral au contraire de favoriser l'épanouissement physique et spirituel de l'individu. Être moral, ce n'est pas s'autocensurer, c'est savoir bien diriger ses instincts. L'homme, en tant que vivant, est fortement incliné à poursuivre des buts premiers, ceux qui sont induits par son corps : manger, boire, jouir de son corps sexué. Tout le pousse à chercher son bien-être, à désirer ce qui le favorise, à fuir ce qui lui apporte désagrément et douleur. C'est ce que l'hédonisme antique, qui affirmait que l'accès au bonheur passait nécessairement par le plaisir, avait compris.

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