Sujet : La morale conduit-elle au bonheur ?
Extrait du corrigé : C'est ce recours à l'intériorité de la raison que protège l'élève des aléas de l'expérience, toujours variable, qui dit tantôt ceci ou cela, mais qui ne peut jamais répondre à la question, qui l'excède toujours, du pourquoi ceci ou cela. C'est, de la part de Kant, une fois de plus, le rejet de l'empirisme , et la valorisation de la raison, à la fois une et universelle.Le juge que nous portons en nous –et qui dans ses jugements exprime le point de vue de la raison- à la fois instruit (il « enseigne ») et commande (il « ordonne »). C'est dire que l'autonomie de la raison assure en même temps l'autonomie du sujet qui reconnaît sa loi. Ce n'est pas quelque chose d'extérieur mais « la propre raison » de l'élève qui enseigne. Ce n'est pas une contrainte extérieure qui commande, mais une fois encore la raison. Autrement dit, c'est l'élève lui-même qui enseigne et s'ordonne , à la seule condition qu'il se rapporte aux lumières de la raison, qu'il porte en lui.3) En même temps, Kant souligne la simplicité d'une telle méthode. En l'illustrant avec la question du mensonge. La question du maître à l'élève préfigure la question que l'élève se pose à lui-même (à sa raison) lorsqu'un cas pratique à élucider se pose.
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