Sujet : Ce que la morale autorise, l'État peut-il l'interdire?
Extrait du corrigé : A la «belle âme, écrit Hegel, il manque la force pour s'aliéner » ; elle «vit dans l'angoisse de souiller la splendeur de son intériorité» et peu à peu elle s'évanouit comme une vapeur sans forme qui se dissout dans l'air (Phénoménologie de l'esprit, t. il, p. 189). Certes, «les grands hommes sont suivis par un cortège jaloux qui dénonce leurs passions comme des fautes » ; mais ces moralistes ne comprennent pas qu'une «grande figure écrase nécessairement mainte Heur innocente», lorsqu'elle transforme le monde (La Raison dans l'Histoire, coll. 10.18, pp. 124 et 129). b) Le cynisme politique Mais le machiavélisme, ou cette dernière proposition de Hegel, pourrait être compris comme la justification politique de n'importe quel immoralisme, sacrifiant les hommes au nom «d'intérêts supérieurs». N'est-il donc pas possible de coordonner morale et politique, afin d'éviter cynisme brutal ou moralisme stérile ? 3) coordonner morale et politique a) La thèse d'Aristote Pour Aristote, morale et politique ont une même finalité, le bien, et « c'est nécessairement la même vertu qui appartient à l'homme et au citoyen de la cité la meilleure.
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