Sujet : Est-on maître ou esclave de ses croyances ?
Extrait du corrigé : Et le sentiment de cette évidence, la satisfaction qu'elle procure à l'esprit, entrent eux aussi dans la catégorie des faites dont on n'est pas les maîtres.On ne dispose donc pas de ses croyances comme d'un habit qu'on revêt ou dont on se dépouille à volonté. Les croyances nous possèdent plus que nous les possédons.II. - INDIRECTEMENT, NOUS NE POUVONS QUE CONTRIBUER A LES AFFERMIR COMME A LES PERDRE.A. - Ce qui est possible.Si nous ne sommes pas les maîtres absolus de nos croyances, celles-ci ne sont pas aussi inaliénables que notre corps ou notre personnalité : les ayant acquises, nous pouvons les perdre ou au contraire poursuivre le travail d'acquisition, c'est-à-dire les ancrer plus fortement en nous.D'ordinaire cela se fait, comme l'acquisition première, sans que nous le voulions explicitement : le milieu continue son action formatrice. l'habitude se fortifie, la réflexion orientée découvre de nouvelles raisons de croire; ou, au contraire, un changement de milieu entraîne d'autres influences, provoque un style de vie qui fait naître d'autres habitudes, ouvre des perspectives qui suscitent le doute à l'égard des croyances passées.
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