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Sujet : La liberté commence-t-elle quand le travail finit ?

Extrait du corrigé : . comme une source de vices à son remède C'est à ce titre que l'oisiveté est condamnée comme source de vices. Si elle est condamnée par le sens commun, ce n'est pas tant en effet parce qu'elle ne produit pas d'objets extérieurs (à ce titre le repos ou le sommeil seraient eux aussi condamnables) que parce qu'elle laisse l'esprit seul avec lui-même : l'oisiveté encourage le vice ou le produit parce que l'homme oisif n'a rien d'autre à faire qu'à s'y adonner, parce qu'aucun travail, aucune activité ne vient l'occuper. Le travail, en imposant une activité pénible, n'est pas seulement à recommander parce qu'il permet à l'homme de subvenir à ses besoins vitaux, mais aussi parce qu'il lui procure une occupation. Etre occupé par un travail, c'est avoir une vie réglée par des contraintes extérieures qui m'intègrent dans des rapports sociaux, me socialisent, m'humanisent. En ce sens, la morale qui condamne l'oisiveté et voit dans le travail un remède est essentiellement utilitaire ou sociale : il est avantageux à tous et à l'ensemble de la société que chacun travaille ; le travail est l'un des fondements de la vie de l'homme en société. II. La valeur de l'oisiveté 1. Oisiveté et ennui Kierkegaard, avant d'examiner les fondements de ce présupposé partagé aussi bien par le sens commun que la sociologie, s'attache à délivrer l'oisiveté de ce blâme dont elle est entachée. Pour ce faire, il distingue soigneusement l'oisiveté de l'ennui. L'ennui est en effet l'état de l'âme de celui qui, n'ayant rien à faire, est plongé dans l'insatisfaction de soi, laquelle peut aller jusqu'au dégoût de soi ou à la mélancolie.

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