Sujet : La liberté de chacun est-elle compatible avec le respect de l'intérêt général ?
Extrait du corrigé : Il y a des libertés potentielles, des libertés conditionnelles et des libertés réelles. Un prisonnier a peu de libertés, mais il en a quand même ; Jean-Paul Sartre a écrit sous forme de boutade que jamais les Français n'avaient été aussi libres que sous l'occupation. La liberté s'exerce par opposition à la contrainte. « Le plus libre de tous les hommes est celui qui peut-être libre dans l'esclavage même. », Fénelon, Aventures de Télémaque. En ce sens, la liberté n'apparaît pas comme un absolu, mais comme une valeur relative qui s'éprouve dans la confrontation avec ce qui n'est pas elle. Dire que la liberté est l'effusion cela reviendrait à dire qu'être libre c'est s'affirmer sans règle, sans devoir ni obligation, bref, avancer sans contrainte. Une telle liberté non seulement n'existe pas, mais poussée jusqu'au bout apparaît comme le contraire de la liberté, car elle s'autodétruit. La liberté comme tout autre concept doit se heurter à ses propres limites afin d'exister elle-même. C'est un peu ce que disait Kant dans l'introduction à La Critique de la Raison Pure, quand il parlait du vol de la colombe qui face à la résistance de l'air s'imaginerait qu'elle volerait encore mieux s'il n'y avait que le vide.
Corrigé de 1918 mots (soit 3 pages) directement accessible
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