Sujet : Langage et vérité ?
Extrait du corrigé : ), la philosophie du XXe siècle opère un déplacement : pour comprendre comment nous pouvons connaître le monde, celles-là partaient de l'« idée » ou des « facultés » de l'esprit ; la philosophie contemporaine, quant à elle, part du langage et se pose la question suivante suivante : A quelles conditions le langage peut-il représenter adéquatement le monde ?Le langage est une activité symbolique. Il n'est pas le monde, il le représente. En effet il ne faut pas confondre « vérité » et « réalité », bien que la confusion soit souvent faite. On parle d'or « faux », de « vrai » ami, etc. Or, l'or faux est réellement quelque chose (du cuivre par exemple). Ce qui est faux, en l'occurrence, ce n'est pas l'objet mais la proposition : « Ceci est de l'or », ou la croyance que cette proposition exprime. La vérité est donc de l'ordre du discours et c'est par l'analyse de ce dernier qu'on pourra dégager les conditions de la vérité.Le « tournant linguistique » de la philosophie contemporaine fut amorcé, au début du xx' siècle, par deux grands courants de pensée : d'une part, ce qu'on a appelé la philosophie analytique, courant philosophique né à Cambridge et dont Bertrand Russell fut le représentant le plus éminent ; d'autre part, le cercle de Vienne, mouvement fondé dans les années 1920 qui regroupait autour de Moritz Schlick des philosophes et des scientifiques allemands et autrichiens, et dont Rudolph Carnap fut le penseur le plus marquant.Langage et logiqueExaminer le langage du point de vue de sa capacité à représenter le monde, et à nous le faire connaître, est une tâche qui se heurte à une première difficulté : celle de l'imperfection cognitive des langues naturelles (français, allemand, etc.
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