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Sujet : Est-il juste d'affirmer que pour bien connaître autrui il faut tenter de se mettre à sa place ?

Extrait du corrigé : Remarquons qu'il ne s'agit que d'une intuition. Notre première direction de recherche prend donc la forme d'une question : Autrui a-t-il quelque chose qui lui est propre ? Nous nous demanderons ensuite jusqu'à quel point et comment coïncider avec autrui.     Proposition de plan :   I – Autrui a-t-il quelque chose qui lui est propre ?   Autrui possède vis-à-vis de nous-même le même statut que nous possédons vis-à-vis de lui : l'altérité entre individus est réciproque. Notre question revient donc à se demander ce qui est propre à chaque individu, puisque l'altérité d'autrui équivaut à l'individualité de chaque individu. Or, à l'évidence, ce qui est absolument propre à chaque individu et n'appartiendra jamais à autrui, c'est la conscience : notre conscience n'est jamais celle d'autrui, alors que nous pouvons obtenir des parties du corps d'autrui (pensons aux greffes par exemple) sans être désindividualisés. Pour emprunter un exemple au cinéma, nous ne nous retrouvons jamais dans la peau de John Malkovitch. Jusqu'à quel point peut-on alors approcher la conscience d'autrui ? Heidegger définit la conscience comme étant « sa propre ouverture au monde ».

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