Sujet : JUSQU'À QUEL POINT CONNAÎTRE IMPLIQUE-T-IL DE DOUTER ?
Extrait du corrigé : Évoquer la connaissance, c'est en apparence faire allusion à un savoir acquis, déjà constitué, proposant à l'esprit une richesse positive. L'histoire du savoir (notamment scientifique) montre cependant que la connaissance n'est jamais définitive, qu'elle est périodiquement remise en doute. Il est donc utile d'examiner l'importance du doute dans la constitution du savoir et de son évolution. L'attitude philosophique commence par inscrire, explicitement ou non, la nécessité du doute dans la réflexion.On peut ainsi admettre que le doute est au fondement de l'interrogation socratique (il est même double: Socrate doute de sa connaissance en même temps que du savoir prétendu de ses concitoyens).Mais c'est évidemment chez Descartes que le doute, devenant méthodique (cf. Discours de la méthode) et hyperbolique, est affirmé comme moment absolument nécessaire et constitutif du processus de la connaissance.Pourquoi est-il nécessaire de douter si l'on veut «bien conduire sa raison et trouver la vérité dans les sciences»? Parce que l'esprit est aisément trompé * par les sens,* par les opinions,* par les connaissances acquises, dont un rapide examen montre qu'elles n'ont rien de certain.Le doute apparaît ici comme une hygiène de l'esprit, qui doit se débarrasser en premier lieu de toutes les fausses connaissances qui l'encombrent initialement.
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