Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Droit
Accueil Corrigés Info Contact RSS

Sujet : L'interprétation n'est elle qu'une traduction ?

Extrait du corrigé : que les choses puissent avoir une nature en soi, indépendamment de l'interprétation et de la subjectivité, c'est une hypothèse parfaitement oiseuse; elle supposerait que l'interprétation et la subjectivité de sont pas essentielles, qu'une chose détachée de toutes ses relations est encore une chose... Le caractère interprétatif de tous les phénomènes choisis et groupés par un être qui les interprète." Nietzsche (Oeuvres posthumes)   Deuxième partie : Interprétation et trahison Comme le travail de l'interprétation se déroule sur le terrain de la subjectivité, on peut se demander si ses constructions recèlent une part d'arbitraire. La complexité des symboles n'autorise pas pour autant l'arbitraire. Une interprétation peut être mauvaise, tendancieuse, forcée, erronée ou aller à contresens de ce qu'elle interprète. Ou à l'inverse, une interprétation peut aussi aller à droit à l'essentiel, être profonde, riche, brillante sonner juste et vrai. Une interprétation est erronée, quand elle est infidèle, quand elle fait dire à un texte, un poème, une oeuvre, le contraire de ce qu'ils tendent à exprimer. Il y a une éthique de l'interprétation qui est une éthique de la fidélité. L'éthique de l'interprétation exige le respect de l'esprit de l'oeuvre, sinon, c'est à une dénaturation complète que se livre l'interprète. Il convient de revenir aux choses mêmes, ce qui signifie revenir directement à l'oeuvre au lieu de lui imposer un discours que nous voudrions par avance lui faire tenir.

Accès au corrigé

Corrigé de 1601 mots (soit 3 pages) directement accessible