Sujet : l'indifférence est-elle immorale ?
Extrait du corrigé : En ce sens, l'indifférence est par nature non pas immorale mais amorale, c'est-à-dire qu'elle n'a pas de rapport direct au discours sur la morale. · Ainsi, Kant appelle les impératifs non moraux, des impératifs conditionnels. Ces derniers stipulent : « si tu veux… alors tu dois… ». Ce sont encore des impératifs de l'habileté. Ils disent comment atteindre telle fin. Ils ne s'occupent que des moyens, pas des fins. Ces impératifs sont non moraux au sens où ils n'appartiennent pas au domaine de la morale (on emploie alors le terme d' « amoral »), mais non pas au sens où ils seraient contraires à la morale (on emploie alors le terme d' « immoral »). Toutefois, ils peuvent très bien glisser de l'amoralité vers l'immoralité, et c'est pour cela qu'ils sont disqualifiés par Kant. Exemple : « Les prescriptions que doit suivre le médecin pour guérir radicalement son homme, celles que doit suivre un empoisonneur pour le tuer à coup sûr, sont d'égale valeur, en tant qu'elles leur servent les unes et les autres à accomplir parfaitement leurs desseins. » (Kant, Fondements de la métaphysique des moeurs).
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