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Sujet : L'idée d'inconscient exclut-elle l'idée de liberté ?

Extrait du corrigé : En effet, comment soutenir que seul le corps puisse déterminer les manifestations inconscientes. On peut certes convenir, par exemple, que des hormones sont génératrices de pulsions érotiques. Mais, ce fait en aucun cas ne saurait expliquer l'infinie richesse des affections humaines, l'incroyable plasticité de l'âme en proie au trouble du désir. Aussi, préférerons-nous la thèse freudienne qui interprète la pulsion comme transition entre somatique et psychique, et ce, contre la distinction cartésienne de la chose pensante et de la chose étendue. En outre, Alain prétend vouloir donner primauté et prérogative à la liberté de l'individu face au déterminisme sclérosant de l'inconscient. Mais la psychanalyse dans sa visée thérapeutique a pour dessein de renforcer le moi aux dépens du ça; en d'autres termes, de raffermir la conscience à l'encontre de l'inconscient. De la sorte, on ne saurait souscrire à la thèse d'Alain, tant il est vrai que la psychanalyse concourt à rendre l'homme plus averti de ses troubles psychiques, et ce, afin que ses choix, ses exclusives puissent émaner librement et consciemment de son être le plus profond, le plus authentique... Quoiqu'elle attire notre attention sur l'impérieuse nécessité de la responsabilité morale, la thèse d'Alain semble devoir s'éclipser face aux théories inconscientes et psychanalytiques du freudisme. Toutefois, nous retiendrons l'avertissement de ce dernier, celui de ne jamais se laisser submerger par la marée montante des déterminismes. «L'inconscient est une méprise sur le moi, c'est une idolâtrie du corps.

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