Sujet : L'idéalisme, comme théorie de la connaissance, peut-il s'interroger diversement ?
Extrait du corrigé : Mais Fichte a voulu seulement expliquer le monde à partir du sujet, parce que l'objet ne se conçoit que dans son rapport avec ce sujet, et que l'on ne peut rendre compte de la connaissance de l'objet si l'on prétend s'installer d'emblée dans l'Être. Pour Kant, le rôle de l'esprit dans la connaissance dans l'activité des « formes » : formes de la sensibilité et formes ou catégories de l'entendement. Le temps et l'espace, dans lesquels se distribue le matériel de l'Intuition sensible, la causalité, qui lie ce divers de l'intuition et le constitue en objets, ne sont pas des choses en soi ou des propriétés des choses en soi ; ils sont inhérents à notre structure intellectuelle ; ils sont les condition a priori sans lesquelles il ne serait pas de nature pour nous. En outre, ce sujet qui, par son activité, détermine ses objets, peut s'entendre en deux sens. Il peut être le moi individuel. Ainsi entendu, l'idéalisme se résumerait assez bien dans cette formule de Schopenhauer : « Le monde est ma représentation. » Mais, en fait, aucune doctrine n'est allée jusqu'à professer le « solipsisme ». LE SOLIPSISME CHEZ DESCARTES A ce moment de sa réflexion (découverte du cogito), Descartes possède une certitude indubitable. Il est; et son être c'est sa pensée. Car le doute, appuyé sur l'hypothèse du malin génie, a séparé de moi non seulement le monde, mais encore mon corps et mes sens, a exorcisé tout ce qui est simplement «mien» pour ne laisser subsister dans sa présence indubitable que ce qui est «moi», c'est-à-dire ma conscience, ma pensée.
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