Sujet : Les hommes ne désirent-ils que ce dont ils ont besoin ?
Extrait du corrigé : Il a donc une valeur de bien en soi. Mais il ne réside ni dans la recherche effrénée de plaisirs, ni dans la bonne fortune (la chance), mais dans l'activité raisonnable et maîtrisée qui prend comme fin l'accomplissement plénier de soi-même en accord avec la vertu. La plupart des hommes ne pouvant mener une vie conforme à la vertu intellectuelle de la sagesse et atteindre ainsi dans la vie contemplative le Souverain Bien, doivent agir selon la vertu de prudence (« phronésis »), en évitant les deux extrêmes de la démesure et de l'inertie. Il s'agit donc de discerner dans chaque situation où est le juste milieu (médiété) de manière à combiner harmonieusement le souhaitable et le possible. Le juste milieu doit se rechercher aussi bien pour les états affectifs ou passions (ainsi le courage est le juste milieu de la témérité et de la peur) que pour les actions (ainsi la libéralité est le juste milieu de la prodigalité et de la parcimonie). Une telle sagesse pratique unit étroitement l'aspiration au bonheur et la vertu. Prendre comme fin suprême une amélioration de soi, viser des actions les meilleures possibles, n'exige pas le renoncement à tous les plaisirs. Le désir varie selon les besoins Le désir est différent en chaque individu. Tel, pour être satisfait, doit rester célibataire, tel autre doit être marié et avoir de nombreux enfants. On ne désire donc pas ce que les autres désirent, mais ce qui nous contente personnellement, c'est-à-dire ce dont on a besoin pour être heureux selon sa propre nature.
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