Sujet : L'homme peut-il renoncer à l'interrogation métaphysique?
Extrait du corrigé : III – Tillich et la préoccupation ultime La prise de position schopenhauerienne reste très forte (la vie est souffrance), mais le problème n'est pas là. L'enjeu est de se demander pourquoi le type de réponse recherché est métaphysique ? Pourquoi les sciences elles-mêmes ne fournirait pas de réponses à ce que nous cherchons ? Sur ce point, la contribution de Tillich, théologien protestant contemporain, est très intéressante. Pour ce penseur, en effet, l'homme se caractérise par ce qu'il appelle la « préoccupation ultime » et que représente la religion. La religion n'est pas ici à comprendre comme telle ou telle religion, mais comme « le fondement et la substance qui détermine toute la vie spirituelle de l'homme ». En somme, elle exprime l'aspiration de l'homme à l'inconditionné. En ce sens, elle recoupe la nature métaphysique de l'homme au détriment des sciences particulières. Alors que les sciences particulières (physique, mathématiques, biologie, etc.) s'intéressent à une partie précise de la nature, à une portion bien délimitée de la matière, la métaphysique tente à la fois d'embrasser les choses dans leur ensemble et de pénétrer leur nature intime.
Corrigé de 1286 mots (soit 2 pages) directement accessible
Sujets connexes :






Créer un compte Devoir-de-philo
Toutes les notions