Sujet : Un homme peut-il m'être totalement étranger ?
Extrait du corrigé : Une telle affirmation devra être établie en introduction, avant que soit posé le problème du devoir.► Comme dans le sujet n° 9, la question porte sur l'idée d'humanité et se situe au croisement de plusieurs notions : autrui et l'anthropologie, principalement. Ses implications sont relativement semblables, concernent la nature et l'unité de l'homme : si un homme peut m'être totalement étranger, il n'y a plus d'unité ni de nature universelle de l'homme. Si inversement aucun homme ne m'est totalement étranger, cela implique qu'il y ait un caractère universel et commun à tout homme. Une question se pose alors : quel est-il ?► La différence entre les deux sujets réside dans la façon de poser la question : le sujet n° 9 partait de la communauté entre les hommes (« l'humanité en chaque homme »), le présent sujet part au contraire des différences (le caractère d'« étranger ») entre les hommes.► Nous pouvons donc poser, pour traiter cette question, un problème recoupant partiellement celui du sujet précédent : nous reconnaissons, de fait, des différences entre les hommes qui les rendent étrangers les uns aux autres : les langues, les coutumes, les moeurs. Et pourtant, nous possédons avec tout homme, même entièrement différent par ses coutumes et sa culture, au moins un trait commun : l'appartenance à l'humanité.► Il nous faut donc répondre à la question suivante : dans quelle mesure les hommes peuvent-ils s'éloigner les uns des autres ? Le peuvent-ils au point de ne plus se reconnaître chacun comme homme ?
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