Sujet : L'homme doit il regretter de ne pas avoir d'instinct ?
Extrait du corrigé : Or chez l'animal, l'invention n'est jamais qu'une variation sur le thème de la routine. Enfermé dans les habitudes de l'espèce, il arrivera sans doute à les élargir par son initiative individuelle, mais il n'échappe à l'automatisme que pour un instant, juste le temps de créer un automatisme nouveau : les portes de sa prison se renferment aussitôt ouvertes : en tirant sur sa chaîne il ne réussit qu'à l'allonger. Avec l'homme, la conscience brise la chaîne. Chez l'homme et chez l'homme seulement, elle se libère. » Le problème que soulève Bergson est celui de la distinction entre la conscience animale et la conscience humaine. Ce qui les distingue, c'est la capacité d'invention qui, chez l'animal, se limite à une variation des habitudes, des automatismes, autrement dit, des comportements instinctifs. La conscience humaine, au contraire, est capable de se libérer des automatismes, ce qui lui offre une liberté d'action bien plus grande. Dans notre perspective, cette faculté de libération des automatismes que l'on peut nommer intelligence, ne palie pas à l'absence d'instinct, mais s'en défait. L'instinct ne doit donc en aucune manière être regretté, puisqu'il constituerait un frein à l'action humaine. II – L'homme possède-t-il un instinct ?
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