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Sujet : La gravité d'une faute se mesure-t-elle à ses conséquences ?

Extrait du corrigé : On pourrait imaginer un État parfait, ou même peut-être un dogme inspirant une foi absolue en des récompenses et des peines après la mort, qui réussirait à empêcher tout crime : politiquement ce serait beaucoup, moralement on ne gagnerait rien, les actes seuls seraient enchaînés et non la volonté." Seule la disposition d'âme qui est à la base des actes est à considérer. - Il en est de même pour Kant, Ce n'est pas, en effet, par la conformité avec ce qui est bien, qu'une action est rendue moralement bonne. "Voilà donc une action qui était accomplie, non par devoir, ni par inclination immédiate, mais seulement dans une intention intéressée."   Il revient à chacun de s'interroger autant sur ses intentions que sur les conséquences d'un acte Nous ne pouvons alors pas juger un acte véritablement, s'il est accompli avec des bonnes ou des mauvaises intentions. Le juger juste sur ces conséquences peut souvent pousser à l'injustice. - Pour bien faire, il revient à chacun de comprendre que son action a des effets non seulement sur lui-même que sur les autres et l'environnement. Il s'agit de faire prendre conscience à chacun de sa responsabilité.  C'est pour cela aussi qu'Hans Jonas demande à l'humanité d'inventer une nouvelle éthique et une véritable politique de responsabilité. - Mais il faut de plus suspendre tout jugement moral sur les actions des autres et essayer de se retourner sur soi-même.

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