Sujet : La faute résulte-t-elle de l'erreur ?
Extrait du corrigé : Certes un voleur sait que le vol constitue une agression d'autrui, donc un mal pour la victime du vol. Mais le mal infligé à autrui est envisagé comme l'envers nécessaire d'un enrichissement personnel. C'est pour ainsi dire un mal nécessaire. Dans ces conditions, on peut considérer avec Épictète que celui qui vole agit en vertu d'une conception erronée du bien. Il se trompe en croyant par exemple que c'est un bien pour lui de s'enrichir. Sa faute n'est alors qu'une erreur.Mais les actions de l'homme sont-elles toujours motivées par la représentation d'un bien ? Quand un homme agit mal, vise-t-il forcément un bien, ne serait-ce que son bien ? Ne peut-il pas être animé par une pure volonté de faire le mal ? On pourrait certes penser que celui qui cherche par exemple à faire souffrir autrui tire une jouissance sadique de cette souffrance, de sorte que c'est toujours son bien qu'il recherche à travers la douleur de l'autre.
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