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Sujet : Faut-il vouloir se transformer soi-même ou faut-il vouloir transformer le monde ?

Extrait du corrigé : La morale des stoïciens donne comme « solution » un retrait orgueilleux dans la maîtrise de la pensée, un désinvestissement du monde. Ce n'est pour Descartes qu'une étape, qu'une règle de la morale provisoire, celle qui est nécessaire pour conjuguer la prudence et la rigueur intellectuelle avec l'urgence de la vie. Le dernier mot de Descartes réside dans ce qu'il nomme « générosité », et qui permet à chacun de gagner l'estime de soi-même. L'homme est généreux quand « il sent en soi-même une ferme et constante résolution de bien user (de son libre-arbitre) cad de ne jamais manquer de volonté pour entreprendre et exécuter toutes les choses qu'il jugera être les meilleures : ce qui est suivre parfaitement la vertu. » 2) Critique Le stoïcisme que prône Descartes est certes une exaltation de la volonté humaine et non une destruction de ce qui fonde la dignité humaine, comme l'épicurisme et le bouddhisme. Mais c'est une bien étrange volonté qu'il prône : une volonté qui ne veut rien, ou au moins qui ne veut rien d'autre que ce qui est. Il s'agit d'une volonté creuse, vide ou encore abstraite. Car l'essence de la volonté humaine n'est-elle pas de souhaiter ce qui n'est pas de s'opposer à l'ordre parfois ingrat de la Nature ? L'attitude du stoïcisme exclut toute lutte pour la transformation et l'amélioration des choses, toute recherche du progrès technique, bref tout ce qui fait la spécificité et la grandeur de l'homme.En outre, ce n'est pas une sagesse « efficace ».

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