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Sujet : Faut-il respecter en autrui le semblable ou l’être différent de nous ?

Extrait du corrigé : Mais d'autre part, l'affirmation des différences, leur reconnaissance, ne suffit pas non plus à fonder un respect universel puisque leur reconnaissance peut fort bien être une stigmatisation, donc servir à un processus d'exclusion. Que cette reconnaissance soit affirmée en vue de la paix et dans la paix (et non pas pour justifier une guerre), ne suffit pas. Que l'on songe à l'équivocité de l'usage du principe des quota culturels dans l'université américaine, à l'équivocité des Women studies, du gynocriticisme ou à celle des gay studies. Que l'on songe au risque permanent de ghettoisation lorsqu'on veut permettre aux membres d'une même culture de vivre ensemble dans un ensemble plus vaste; que l'on se rappelle la violence de l'acculturation produite par la politique d'assimilation.Aussi pouvons-nous dire que le principe du respect ne peut être ni la pure et simple reconnaissance des différences sociales, culturelles ou physiques, ni non plus l'affirmation simple de l'identité universelle des hommes rassemblés dans un genre unique. Ces deux positions sont sources de danger; elles doivent donc être équilibrées. Comme elles sont chacune dotée d'une certaine nécessité, elles doivent être équilibrées l'une par l'autre. Il faut donc affirmer que le respect a pour principe à la fois l'affirmation de l'identité des hommes, c'est-à-dire leur commune appartenance à l'humanité, leur égale dignité humaine, et la reconnaissance de leur différence de fait d'ordre culturel, social ou physique (couleur de peau, coutumes, langues, classes sociales, etc ...).Du même coup nous voyons une solution aux apories de l'universalisme et du droit à la différence.

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