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Sujet : Faut-il renoncer à l'idée que l'homme a une nature ?

Extrait du corrigé : 3)      Le pouvoir que donne l'idée d'une nature de l'homme : si la nature enveloppe un destin, celui qui définit l'homme d'une certaine façon et qui a du pouvoir sur lui en fait un esclave. Celui qui est capable de définir l'autre en fait un objet, quelque chose d'explicable, d'anticipable par rapport à sa nature. Selon l'expression de Sartre, il le fait tomber en nature », c'est-à-dire qu'il le déloge de sa position de sujet inventant ses actes pour en faire un objet déterminé. Il est d'ailleurs facile de voir que dans les sociétés qui tolèrent l'esclavage il y a des castes, les esclaves sont considérés comme étant d'une autre nature que la caste dominante. Il convient donc de se méfier des discours politiques définissant l'homme d'une certaine façon, l'idée de la nature de l'homme qu'ils donnent est une façon d'asseoir leur pouvoir. III : Ne pas renoncer mais avancer avec prudence. 1)      Le principe de précaution : bien que les sciences semblent parfois menacer l'humanité de l'homme, il faut distinguer la recherche scientifique des applications qui en sont tirées. Le principe de précaution est un principe juridique qui consiste à retarder l'adoption de mesures qui pourraient déboucher sur des dommages graves. Il faut distinguer la recherche de l'application des connaissances, ce principe doit il s'appliquer à la recherche ? Par exemple, actuellement, la question se pose à propos de la manipulation du génome humain : elle est interdite, cependant cette interdiction freine les recherches, ne pourrait on pas autoriser la manipulation du génome dans le cadre du laboratoire ?

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