Sujet : Faut-il rejeter la métaphysique ?
Extrait du corrigé : Et c'est le besoin pratique de connaître les fins de l'action humaine qui pousse la raison à l'usage transcendant des facultés. [L'homme est un "animal métaphysique" car il ne peut se contenter de vivre. Il doit exister et dès lors s'efforcer de donner un sens à son existence.] C'est justement la raison qui nous conduit à la métaphysiqueMême si nous nous bornons au domaine de l'expérience sensible, la raison nous conduit forcément à des interrogations métaphysiques. La notion scientifique de causalité, par exemple, nous renvoie, de cause en cause, à la notion de cause première, c'est-à-dire à Dieu.Il s'agit là de reconnaître ce que Schopenhauer a appelé « le besoin métaphysique », inhérent à notre nature ou à notre destinée. L'interrogation métaphysique n'est ni un accident, ni un égarement, ni une passade, comme l'espérait l'avènement du POSITIVISME : Philosophie (fondée par A. COMTE) qui, refusant toute métaphysique, considère que la seule forme valide de connaissance est la connaissance scientifique. positivisme, c'est-à-dire la fin définitive de la métaphysique. La métaphysique n'est pas un égarement de la raison humaine : nous voudrions montrer que toute tentative d'élucidation du sens de notre monde et de la vie que nous y menons comporte nécessairement cette quête de l'inaltérable, cette quête de l'absolu, seul fondement satisfaisant pour l'esprit.
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