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Sujet : Faut-il opposer la liberté morale à la liberté politique ?

Extrait du corrigé : C'est le début du devenir du concept de liberté : si celle-ci consiste à ne pas être déterminé par un autre que soi, c'est à travers l'arbitraire du désir individuel qu'elle est poursuivie en premier lieu. Cela aboutit au despotisme : la liberté n'est que l'illusion du maître qui, comme l'empereur, a privé tous les autres de leur liberté pour pouvoir réaliser ses désirs propres. Mais sa liberté est fragile et inconsistante, comme celle d'un enfant, ne subsistant que tant que ses désirs ne sont pas contrariés. * Avec la démocratie grecque, la liberté est pensée comme un espace commun, celui qui met aux prises des hommes libres et égaux, qui délibèrent sur les affaires de la cité dans une reconnaissance mutuelle : sont citoyens ceux qui participent au pouvoir et sont tour à tour gouvernants et gouvernés. Contrairement aux esclaves, aux «barbares», aux femmes et aux enfants, ils ne sont pas soumis à un pouvoir extérieur, possédant la raison comme faculté de délibérer. La liberté n'est pas encore caractéristique de tout homme en tant que tel. * Vient l'étape de la reconnaissance universelle : tout homme sait qu'il possède la raison. Cette reconnaissance de la valeur infinie de tout être humain fait que, comme le dira Montaigne : «Tout homme porte en lui la forme entière de l'humaine condition » (Essais, III, XII). 11. Un avènement ambigu* Ce principe est mis en oeuvre dans les Déclarations des droits de l'homme du XVIII siècle.

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