Sujet : Faut-il maîtriser ses passions ?
Extrait du corrigé : Il se pourrait que certaines soient plus aptes à promouvoir la vie que d'autres, que toutes nos passions ne soient pas d'égales valeurs. Ø Mais alors, comment discerner, parmi nos passions, celles qui sont répréhensibles, de celles qui ne le sont pas ? Suivant quel critère opérer cette discrimination ? En un mot, lesquelles faut-il maîtriser ? Ø B) La thèse de Nietzsche ne vaut que dans la mesure où la maîtrise des passions est pensée sur le modèle de l'extinction, de l'anéantissement. Il est vrai qu'en ce sens, l'ascèse ressemble fort à un travail mortifère. Du coup, ne pourrions-nous envisager une maîtrise où le sujet n'a pas à s'en prendre à lui-même, une maîtrise qui ne soit pas une négation de la vie ? · Enjeu : que la politique intérieure ne soit ni une répression totale sans distinction, ni un laisser-faire synonyme de licence. Eviter l'aporie d'une opposition radicale où il s'agirait de choisir son « camps » : ou bien on éteint les passions mais on prend alors le risque de renoncer à toute forme de vitalité (=impasse de l'idéal ascétique), ou bien on leur laisse libre cours indistinctement, risquant alors de devoir renoncer à la morale et au gouvernement de soi (= conduite raisonnée). 3- Maîtriser ses passions = « connais-toi toi même » Pour Spinoza, action et passion ne renvoient pas à une opposition de l'âme et du corps : les passions ne sont rien d'autre que ce dont on ne peut rendre compte clairement.
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