Sujet : Faut-il juger un acte selon ses intentions ou selon ses conséquences ?
Extrait du corrigé : - Pour Schopenhauer, la moralité d'un acte ne peut absolument pas se juger sur l'acte lui-même. "On pourrait imaginer un État parfait, ou même peut-être un dogme inspirant une foi absolue en des récompenses et des peines après la mort, qui réussirait à empêcher tout crime : politiquement ce serait beaucoup, moralement on ne gagnerait rien, les actes seuls seraient enchaînés et non la volonté." Seule la disposition d'âme qui est à la base des actes est à considérer. - Il en est de même pour Kant, Ce n'est pas, en effet, par la conformité avec ce qui est bien, qu'une action est rendue moralement bonne. "Voilà donc une action qui était accomplie, non par devoir, ni par inclination immédiate, mais seulement dans une intention intéressée." Il faut suspendre le jugement moral sur l'autre Nous ne pouvons alors pas savoir si l'acte de l'autre est bon ou non, s'il est accompli avec des bonnes intentions. Il est même difficile pour nous de savoir si ce qui nous pousse à l'action est en rapport avec le bien. Avec l'avènement de la psychanalyse, on conçoit en effet, que les sentiments qui sous-tendent mon action ne sont peut-être pas ceux que j'avance consciemment. - Dès lors, il faut suspendre le jugement moral autant sur les autres que sur soi-même. Cela ne veut pas dire renoncer à se comporter moralement, loin de là.
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