Sujet : l'expression contemplation de l'oeuvre d'art signie-t-elle que nous soyons passifs dans le plaisir esthétique
Extrait du corrigé : Or l'oeuvre véritable propose au contraire - à la sensibilité et peut-être complémentairement à l'esprit - un dispositif qui, n'étant pas en permanence présent dans le quotidien, s'affirme comme singulier.En quoi réside cette singularité ?- Solution kantienne: dans l'impression d'une finalité sans fin. On peut alors montrer que cette perception d'une finalité sans fin suppose une activité du «consommateur» puisqu'il arrive fréquemment que l'oeuvre, par suite de modifications matérielles, ne corresponde plus à sa première organisation. Donc:* ou bien l'oeuvre attire immédiatement l'attention par sa forme (le sonnet);* ou bien cette forme a été transformée et c'est alors l'esprit qui reconstitue une autre version de la finalité intrinsèque. Ex.: statues mutilées, tableaux tronqués, architectures ayant perdu leur coloration d'origine (intérieur des églises romanes), etc.- Confirmation par Hegel: si l'art a une dimension spirituelle, cela signifie que l'esprit y trouve des éléments qui le dirigent sur la voie d'une compréhension pré-conceptuelle.- Toute oeuvre se présente ainsi comme un carrefour où se rassemblent des significations et des contextes qu'il appartient à l'esprit de parcourir:* Ex. le goût artistique des ruines (méditation possible sur l'histoire, la civilisation, la mort, etc.
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