Sujet : Exister, est-ce seulement vivre ?
Extrait du corrigé : Souvent, dans les dialogues platoniciens, Socrate doit appeler à plus de patience des interlocuteurs trop pressés de conclure le raisonnement. Dans le Ménon ou le Gorgias, se produit exactement ce que Platon déplore : les interlocuteurs se laissent emporter par leurs passions, notamment par l'orgueil et la vanité. Ne supportant pas la réfutation que Socrate oppose à leurs propos, ils se fâchent et menacent d'interrompre la discussion. Conclusion. C'est en fait à un véritable travail d'ascèse que nous convie Platon à travers ce réquisitoire contre le corps. Sans doute ne pouvons-nous éviter de lire ce texte avec beaucoup de distance; mais on ne peut être que frappé par la proximité de ce texte et de différents mysticismes ou une doctrine aujourd'hui aussi prisée que le bouddhisme, qui invite également à discipliner et à dompter le corps, siège de la douleur qui nous empêche d'accéder à la sérénité parfaite. La leçon à retenir de ce texte est que la philosophie ne peut se pratiquer sans une certaine expérience du silence et de l'ascèse spirituelle - à condition, mais c'est un autre débat, d'admettre que l'objet de la philosophie est la contemplation ou la méditation de l'absolu. Épictète, quant à lui, enseigne de ne jamais se laisser dominer par les passions, de ne jamais vouloir ce qui ne dépend pas de nous. De même, Épicure dira qu'il ne faut assouvir que les désirs naturels et nécessaires. Le plaisir ou la satisfaction du désir est un bien.
Corrigé de 5232 mots (soit 8 pages) directement accessible
Sujets connexes :






Créer un compte Devoir-de-philo
Toutes les notions