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Sujet : l'évidence du «je» implique-t-elle la dualité de l'âme et du corps ?

Extrait du corrigé : En ce sens, le soi dirige partout le moi, il en constitue la cause secrète de son action. Le "moi" cartésien n'est donc pas transparent à lui-même, puisqu'il n'est pas à lui-même son propre fondement. Nietzsche fait de la substance égologique cartésienne l'influence fallacieuse d'une illusion grammaticale, celle qui consiste à toujours penser le sujet de l'action comme séparée de l'action et comme la sous-tendant nécessairement. Ainsi, l'on pense qu'à toute pensée doit correspondre un sujet qui pense cette pensée ; or, selon Nietzsche, il n'y a précisément pas de substance pensante sous la pensée, mais seulement une pensée dictée par des forces qui débordent la conscience : l'homme n'est donc pas sa propre conscience de soi, son "essence" déborde, et de loin, cette prétendue conscience translucide. L'hypothèse naturaliste démystifie donc le dualisme idéaliste, en montrant que la conscience n'est pas à elle-même son propre fondement.     III. En partant de la conscience, on peut aboutir à un dualisme ontologique, autrement plus fondamental que le dualisme idéaliste (Sartre).   L'égoïté ne constitue pas la vérité de mon être. Car la vérité de mon être, c'est la conscience, la conscience absolue qui surplombe le monde et qui le révèle à lui-même comme monde pour moi. Or, ce "moi", ce "je", n'est que la saisie de la conscience par elle-même sur le mode de la réflexion : je suis ce que je me saisis comme tel, mais cette saisie ne se fait jamais que par l'intermédiaire d'un "je" réifié.

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