Sujet : Etre libre, est-ce ne pas dépendre de la société ?
Extrait du corrigé : Le sujet n'est plus, comme dans les philosophies traditionnelles, un absolu ; il n'est que relativement par rapport à autrui. III. D'emblée, nous nous croyons d'abord, peut-être, seul au monde. (C'est l'expérience du cogito cartésien). Et si nous reconnaissons vite que nous ne sommes pas seuls au monde, nous croyons pourtant que c'est autour de nous que le monde se constitue, comme si, en tant que sujet, nous étions le centre autour duquel tout devrait se disposer. Et nous faisons tellement confiance en cette position de sujet que nous le remplissons d'existence, au point d'en faire un être à part entière, qui existe par soi, de façon « autosuffisante ». Mais à mieux examiner sa situation, le sujet admet progressivement la part de ses privilèges : « il se rend compte »... Il se rend compte surtout qu'il n'a pas d'être, en tant que tel, mais que pour être, il est totalement dépendant d'autrui, de son existence, de son jugement, de son approbation. Sartre en donne des exemples concrets. Tout ce qui semble faire un caractère (être jaloux), tout ce qui semble faire une qualité qu'on se serait appropriée (être intelligent), ou un défaut qu'on revendique (être méchant) n'est pas une propriété dont on disposerait d'abord et une fois pour toutes.
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