Sujet : Le droit à la différence est-il sans limite ?
Extrait du corrigé : qu'elle évite une injustice plus grande encore. Pour boucler la partie, on peut revenir sur l'exemple initial : même s'il peut apparaître que l'interdiction de l'excision est une injustice, parce qu'elle limite la liberté d'exercer sa religion, il n'en reste pas moins que le droit peut apprécier que cela évite une plus grande injustice : l'interdiction de l'excision évite que les femmes soient dans une situation où elles ne disposent pas de leur corps, en subissant l'excision. L'état doit-il ainsi se mêler des cultes qui relèvent du domaine privé, des libertés individuelles ? L'argument de Rawls, selon lequel « une injustice n'est tolérable qui si elle est nécessaire pour éviter une plus grande injustice », semble difficilement contestable. Reste à pouvoir trancher quant au degré d'injustice concerné dans des cas concrets. Est-il en effet « injuste » de ne pas disposer de son corps librement, alors qu'une culture fonctionne naturellement ainsi ? CONCLUSION Le droit à la différence est garanti, et justifié, par l'égalité des citoyens. Dans un état naturel, on ne peut pas faire valoir ses différences, sauf par la confrontation. C'est alors le « droit du plus fort » qui régnerait. Comme l'a montré Rousseau, le droit du plus fort est illégitime, et une société doit considérer les individus comme libres et égaux.
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