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Sujet : Le doute est-il impuissance ou force de l'esprit ?

Extrait du corrigé : Mais l'aspect négatif est que le sceptique ne voit pas que la contradiction est contradiction de quelque chose et qu'ainsi elle se dépasse et se surpasse elle-même. Le négatif devient ici une fin en soi et n'est plus pensé comme un moment. Pour Hegel, la contradiction est cette puissance omniprésente dans la constitution de l'être et de la pensée, dans le savoir véritable (préface Phénoménologie de l'Esprit), et la déceler, c'est s'orienter vers une connaissance positive. -          Descartes quant à lui utilisera le doute une fois pour toutes afin de mettre en évidence des vérités inébranlables (Discours de la méthode et Méditations Métaphysiques). Il cherche à établir, conformément à sa méthode, un point d'appui qu'on ne puisse pas mettre en doute. Et c'est à la conscience de soi que mènera l'exercice du doute, car même dans le doute, la conscience de soi est présente. Le « Cogito ergo Sum » (« je pense donc je suis ») devient ainsi le fondement à partir duquel Descartes peut construire d'un seul tenant toute sa philosophie. Le doute cartésien est spécifique car hyperbolique et provisoire. Il se distingue du doute des Sceptiques (non provisoire) qu'il considère comme l'attitude non philosophique par excellence.     III.

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