Sujet : Doit-on maîtriser ses désirs ?
Extrait du corrigé : Cela est particulièrement visible lorsque le désir se tourne non vers un objet mais vers autrui. Désirer l'autre, ce n'est pas seulement désirer son corps, mais aussi attendre des signes de reconnaissance, entrer en communication avec lui. De ce point de vue, le désir n'est pas une pulsion à réfréner, mais un moteur sociétal. - Par ailleurs, il existe des désirs et des pulsions qualifiées d'inconscientes par Freud, qu'il ne nous est en conséquence par permis de maîtriser, au sens où la volonté peut réprimer un désir de manger par exemple. Ces pulsions, il nous importe de les connaître dans le cas où elles empêchent le patient de mener une vie « normale » : dans le cas où elles ne relèvent pas de la pathologie, elles constituent un moteur de nos actions et pensées. Maîtriser ses désirs revient donc à tenter de les identifier par un travail psychanalytique. Avant de « devoir » les maîtriser, il nous faut savoir dans quelle mesure il est possible de le faire. - Mais le désir participe également du conatus de Spinoza : ce qui pousse un être à persévérer dans son être. C'est un désir primordial de vivre, et de vivre pleinement. De plus, ce désir est créateur de valeurs cf.
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