Sujet : Dire à chacun sa vérité a-t-il encore un sens ?
Extrait du corrigé : Dire « À chacun sa vérité » n'a donc pas de sens, car en disant cela on nie le concept de vérité lui-même. Dans le Théétète, Platon fait un pas supplémentaire en montrant que ce genre d'assertion se contredit, en posant à la fois la relativité de la vérité et son universalité. En effet, celui qui soutient que toutes les opinions sont vraies accorde à celui qui ne le pense pas que ce dernier a raison. Dès lors, cet accord est le signe que la vérité n'est pas réductible à l'opinion. Reprenons notre exemple : si A dit « blanche » la chose blanche qu'il voit, il estime dire la vérité. À l'inverse, si B dit qu'elle est « noire » et estime que chacun possède sa vérité, alors il convient que A dit vrai, tandis que A tient pour faux ce que dit B. Dès lors, la phrase « À chacun sa vérité » n'est plus uniquement contradictoire, mais elle prouve en plus que la vérité n'est pas relative. II – La structure de la vérité Dire « À chacun sa vérité », c'est donc nier la vérité elle-même. Mais, cela ne tient pas au fait que la vérité serait ce que tout le monde (ou la majorité) considère être vrai. Afin de comprendre cela, nous devons nous interroger sur la structure de la vérité.
Corrigé de 1716 mots (soit 3 pages) directement accessible
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