Sujet : Le devoir d'oubli n'est-il pas plus nécessaire que le devoir de mémoire ?
Extrait du corrigé :DEVOIR (lat. debere, tenir qqch de qqn, être débiteur)
Gén. Le verbe devoir est bien équivoque puisqu'il exprime aussi bien la probabilité (il doit pleuvoir), la nécessité (je dois mourir), que l'obligation (je dois payer mes impôts).
Mor. Le devoir est l'obligation morale qu'il faut distinguer de l'obligation simplement sociale. Ainsi, toute obligation n'est pas un devoir moral. Les obligations sociales peuvent varier d'un individu à l'autre selon la place que chacun occupe. En revanche, un commandement est moral dès lors qu'il énonce ce que tout homme, quelles que soient ses particularités, doit faire. Ainsi, pour Kant le devoir est un impératif catégorique. On obéit au devoir sans être déterminé par d'autres motifs que le respect de la loi qui commande à chacun ce qu'elle commande à tous. L'acte moral est donc toujours libre dans la mesure où il ne procède que de la volonté désintéressée de bien faire, ou bonne volonté. On comprend alors comment obligation morale et nécessité s'opposent : chacun peut toujours ne pas s'obliger.MÉMOIRE (lat. memoria, mémoire, souvenir)
Gén. Conscience présente d'une Expérience passée.
Phi. Pour qu'il y ait souvenir de quelque chose, il faut qu'une chose ait été d'abord perçue dans le passé de sorte que cette perception se soit conservée sans s'effacer sous la forme d'une trace mnésique. Toutefois, il ne suffit pas que cette trace soit réactivée pour qu'il y ait souvenir; il faut encore que l'âme ne prenne pas cette réactivation pour une première impression ou perception neuve, mais reconnaisse dans l'impression présente le souvenir d'une impression passée. Descartes distingue ainsi la réminiscence, comme souvenir d'une perception ancienne non reconnue comme telle et que la conscience prend pour une création originale, de la mémoire, comme conscience réfléchie du souvenir. Cette distinction recoupe celle de la conscience spontanée et de la conscience réfléchie.NÉCESSAIRE (lat. necessarius, inévitable)
Gén. Qui ne peut pas ne pas être, ou ne peut être autrement qu'il n'est. D'où : qu'on ne peut concevoir comme n'étant pas, ou qu'on ne peut pas concevoir autrement. Opp. à contingent. Crit. Syn. d'apodictique. Kant appelle vérités nécessaires les propositions dont les contradictoires impliquent toujours contradiction, ou sont connues comme fausses a priori . Par ex., « le tout est plus grand que la partie ».
Corrigé de 1675 mots (soit 3 pages) directement accessible






Créer un compte Devoir-de-philo
Toutes les notions