Sujet : Le devoir à l'égard d'autrui limite-t-il notre liberté?
Extrait du corrigé : Pour que le devoir envers autrui ne soit pas une limite à ma liberté, il suffit que je veuille ce que je doit. La satisfaction que peut procurer un acte juste peut être un moteur de l'action morale. Si, en respectant mon devoir, je fais ce que je veux vraiment, et non pas ce que je crois vouloir, ce que mes passions me commandent de faire ; le devoir est condition de possibilité de la liberté comme choix. Si je peux choisir entre le bien et le mal, c'est du moment que je peux ne pas faire tout ce que je veux, que je peux m'arracher au règne de l'instinct. b) Mais, le devoir doit être fondé sur des principes universels qui m'apparaissent comme justes. Le devoir peut être en effet une domination intériorisée par l'individu. Le devoir que ressent le soldat, devoir d'obéir s'oppose au devoir moral qui se fonde sur un principe rationnel. Le devoir envers autrui ne doit pas être une contrainte, sans quoi on passe de l'esclavage des pulsions à l'esclavage envers un commandement extérieur. Tout l'art de l'éducation morale consiste à faire en sorte que l'acte moral soit un acte libre et même l'acte libre par excellence. c) Enfin, le devoir envers autrui ne consiste pas simplement en des interdictions.
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