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Sujet : Désirer, est-ce naturel ?

Extrait du corrigé : Ainsi il donne un fondement métaphysique au présupposé de la thèse nietzschéenne selon laquelle il est impossible de ne rien désirer (quitte à désirer le rien ou un état impossible de non-désir) : chaque chose naturelle désire ou persévère dans son être, et réciproquement, tout ce qui désire ou persévère dans son être est naturel (est un mode exprimant la puissance de Dieu ou de la nature).   Transition : ·         On vient de voir qu'il n'y a pas, du point de vue de la nature, de disjonction possible entre être et désirer. ·         Mais si tous nos désirs sont naturels, comment pourrait-il être naturel de désirer des choses vaines comme l'immortalité ? Pour le dire autrement, est-il naturel de désirer ce qui nous fait souffrir, ou, pour parler comme Spinoza, ce qui diminue notre puissance d'agir ? Ne faut-il pas considérer que certains désirs sont plus naturels que d'autres au sens où ils seraient plus sensés que d'autres ?   2-      Désirer n'est pas forcément naturel, ne va pas de soi :   a)      il faut un objet au désir (critique de Spinoza) Poser que le désir est sensé, c'est l'envisager sous son caractère de processus finalisé. Or quand Spinoza dit que c'est parce que nous désirons une chose que nous la jugeons bonne et non l'inverse, il tend à faire du désir sa propre justification : rien n'est désirable en soi mais n'est désirable que ce qui est effectivement désiré. Mais dans ce cas, le désir est alors sans limite, sans finalité propre, et peut ainsi se porter indifféremment sur tout ce que bon lui semble. Or une telle extension du désir est problématique : comment nos désirs, étant sans terme, sans fin, pourrait-ils échapper au non-sens ? Comment leur existence peut-elle s'expliquer[1] ?

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