Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Droit
Accueil Corrigés Info Contact RSS

Sujet : Le désir est-il la marque de la misère humaine ?

Extrait du corrigé : En témoigne, aux xviiie et XIXe siècles, le mythe de l'Ange androgyne présent chez des illuministes, comme Swedenborg, ou dans de nombreux récits fantastiques. Le succès de ce mythe tient aussi à la glorification de la sphère, qui, du Sphairos d'Empédocle à la figure géométrique du cercle ou à la forme des planètes, a toujours figuré la perfection d'une sorte de jouissance autarcique. Le désir ne viserait pas un objet ou un autre, mais soi-même dans l'autre. Il serait donc de nature narcissique, même dans l'hétérosexualité. Or, à bien y regarder et à bien écouter l'histoire farfelue d'Aristophane, l'accent est plutôt mis sur la coupure, la division, voire la castration, comme origine du désir. D'où le commentaire de Lacan : Platon a l'air de s'amuser à faire un exercice comique sur sa propre conception du monde, et de l'âme du monde. Le discours d'Aristophane, c'est la dérision du Sphairos platonicien, tel qu'il est articulé dans le Timée (Le Transfert, p. 114). Suit Agathon qui, peut-être par ce qu'il devra se retrouver en position d'objet désiré à la fin du dialogue, tient le discours ampoulé et vide du parfait sophiste. Et il revient, cette fois, à Socrate de s'en moquer.

Accès au corrigé

Corrigé de 4293 mots (soit 6 pages) directement accessible