Sujet : Si le désir est l’essence de l’Homme, y-a t-il un sens à vouloir le maîtriser ? ?
Extrait du corrigé : Si donc le désir est l'essence de l'Homme, il semble impossible de vouloir s'en rendre maître.Mais y a-t-il, ou plutôt n'y a-t-il pas de l'involontaire dont je puisse me rendre maître, par exemple, je n'ai pas décidé d'avoir faim, n'ai-je pas le pouvoir de résister à ce besoin ? Aussi on peut se poser la question de savoir s'il y a une signification, une compréhension à vouloir dominer et gouverner le désir qui est mon essence.I) Dans la traduction classique comme chez Spinoza, le désir est l'essence de l'Homme. Il est un trouble, une sorte de possession de l'Homme par une force qui le dépasse. Dans cette compréhension, le désir n'est pas qu'involontaire, le coeur de l'Homme est manipulé (par les dieux par exemple) et l'action accomplie sous l'emprise du désir explique la démesure. La volonté de maîtriser ce qui nous maîtrise est présomptueuse et condamnable, c'est une volonté illégitime. Une rationalité gouverne le monde, dont le sens échappe aux acteurs. Si le désir est l'essence de l'homme, il n'y a aucun sens à vouloir le maîtriser car le sens (signification, compréhension) est ce maître de l'Homme et celui-ci reste tragiquement asservi à son désir.II) L'analyse cartésienne ne fait pas appel à la transcendance.
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