Sujet : La croyance est-elle le triomphe de l'ignorance sur le savoir ?
Extrait du corrigé : La deuxième solution consiste à relativiser le triomphe de l'ignorance par la croyance parce que bien souvent cette croyance n'est pas consciente, l'homme croit savoir alors qu'il ne sait pas. La troisième solution tente une réconciliation de la croyance et du savoir en s'interrogeant sur l'origine de la croyance. PLAN DETAILLE Première partie : La vivacité de la croyance. 1.1 La croyance accompagne l'habitude, l'idée de causalité n'est pas le fruit du raisonnement mais découle de l'habitude. « Toute croyance en matière de fait et d'existence réelle procède uniquement d'un objet présent à la mémoire ou aux sens et d'une conjonction coutumière entre cet objet et un autre. En d'autres terme, comme l'esprit a trouvé, en de nombreux cas, que deux sortes d'objets – flamme et chaleur, neige et froid – ont toujours été en conjonction, si, de nouveau, une flamme ou de la neige se présente aux sens, l'esprit est porté par accoutumance à attendre la chaleur ou le froid, et à croire qu'une telle qualité existe réellement et se découvrira si on s'approche davantage. Cette croyance résulte nécessairement de ce qu'on place l'esprit dans des circonstances données. C'est une opération de l'âme aussi inévitable, quand nous sommes dans une telle situation, que de ressentir la passion de l'amour quand nous recevons des bienfaits, ou celle de la haine quand nous rencontrons des injustices. Toutes ces opérations forment une espèce d'instincts naturels qu'aucun raisonnement ni aucune démarche de la pensée et de l'entendement n'est capable de produire ni d'empêcher.
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