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Sujet : La conscience de soi est-elle d'abord et nécessairement connaissance de soi ?

Extrait du corrigé : Autrement dit, il s'élève d'une existence purement sensible (il se ressentait de manière immédiate et concrète) à une existence où l'activité intellectuelle de l'esprit lui permet d'accéder à la connaissance par concepts et à la sphère de la moralité, à l'ordre suprasensible des valeurs. Intérêt du texte. Le premier intérêt de ce texte est de mettre en lumière l'importance décisive pour l'homme de se saisir lui-m^me comme un je, comme un sujet ayant la possibilité de faire retour sur lui-m^me, de se penser lui-même. Descartes avait conclut son doute radical par le fameux cogito. Doutant de tout, je ne peux douter que, moi qui doute, j'existe en tant qu'être qui doute et donc qui pense (c'est bien par une sorte de retournement de la pensée qui se pense elle-même que le sujet accède à la conscience de soi). Si Kant se sépare de Descartes qui prétendait avoir prouvé par là que la conscience existe comme une réalité en soi, il n'en demeure pas moins qu'il considère avec ce dernier le Aje pense@, le Aj'ai conscience de moi-même@ comme le point de départ de toute connaissance. L'intérêt de ce texte réside aussi dans l'affirmation que la conscience est unité, effort de synthèse. Ce que souligne aussi Pradines: ALe caractère qui a sans doute le plus frappé dans la conscience l'opinion de tous les temps puisqu'elle l'a inscrit dans le terme même dont elle la désigne [...] est que la conscience est une mise en faisceau, une organisation de connaissances (cum scire) donc une opération unifiante accomplie avec intention.@ Enfin, et c'est peut-être là l'essentiel, ce texte met l'accent sur une des conséquences fondamentales de ce pouvoir de dire je: l'homme transcende l'ordre de la nature.

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