Sujet : La conscience est-elle naturelle ?
Extrait du corrigé : Cette dernière est présentée comme nature contingente (pouvant ne pas être), tandis que la nature de la conscience, s'opposant à la nature du monde, est nécessaire (Méditations cartésiennes). II La conscience morale comme héritant de l'ambiguïté de la naturalité de la conscience psychologique stricte : Rousseau et Leibniz -Rousseau : la conscience morale se présente comme un sentiment naturel. Les notions de bien et de mal nous sont donnés par la nature. Cette voix de la conscience, que Rousseau nomme "voix de la nature" (Emile ou De l'éducation), est un phénomène spontané, présent en chaque homme, de même qu'au niveau physiologique Freud décrivait l'émergence de la conscience psychologique dans tout être humain. Mais, de même que Husserl installait une rupture entre nature de la conscience et nature du monde empirique, Rousseau affirme que cette naturalité de la conscience morale rend l'homme semblable à Dieu, le distinguant du reste de la Création. -Leibniz : dès lors, pour concilier cette naturalité de la conscience et l'écart qui subsiste néanmoins entre la nature humaine et la nature des autres êtres de la Création, il faut concevoir une nature à plusieurs degrés, en elle-même diverse, unifiée par l'action créatrice d'un Dieu tout-puissant. C'est ce que fait Leibniz dans La Monadologie : les hommes sont décrits comme des monades (individus créés par Dieu) qui ont cette spécificité d'être dotées de conscience. C'est ce qui leur accorde selon Leibniz cette vertu qui est la responsabilité et qui les intègre au "royaume de Dieu", qui est une partie singulière de la nature tout entière. III Penser la naturalité de la conscience sans Dieu : la culture comme nature symbolisée et critique, Freud à nouveau et Nietzsche -Freud : la pensée de Freud évolue notamment dans Le ça et le moi, où la second topique décrivant le fonctionnement de l'appareil psychique dépasse la stricte naturalité psycho-somatique de la première topique (L'Interprétation des rêves). La topique est structurée autour du ça, du moi et du surmoi.
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