Sujet : La connaissance de soi peut-elle être sincère ?
Extrait du corrigé : Or, même lorsqu'on se met à distance de soi-même, on demeure toujours soi.] Pour Auguste Comte (1798-1857), la connaissance de soi-même ne peut en aucun cas être sincère puisqu'elle est impossible. En effet, dit livrer.» Comte, l'étude d'un être, d'une passion ne peut se faire que du dehors. Il y a incompatibilité entre le fait d'observer et le fait de penser, d'éprouver des sentiments, des passions. «L'individu ne saurait se partager en deux, dont l'un raisonnerait, tandis que Vautre regarderait raisonner» (Cours de philosophie positive). Autrement dit, je ne peux pas être en même temps l'objet de l'observation et l'observateur. « Je est un autre », écrivait Rimbaud, et il est vrai que l'expérience de la conscience consiste souvent à éprouver la différence entre soi et soi, par une sorte de dédoublement. Sur le plan moral, nous sentons ainsi l'opposition entre le moi égoïste, celui qui ne connaît que ses pulsions, et la personne sociale, ou surmoi, qui respecte scrupuleusement les conventions et les lois. Ce second moi en est-il du reste encore un, ou n'est-il au fond que l'intériorisation de la société, avec son côté arbitraire et dictatorial ?
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