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Sujet : Une connaissance peut-elle ne pas être relative ?

Extrait du corrigé : Hamilton pense que la théorie de la relativité est vraie dans chacun de ces sens. 2. Pour John Stuart Mill, « Nous ne connaissons une chose qu'en tant que distincte d'une autre chose » ; ce qu'il considère comme une loi logique importante et généralement admise. Nous ne connaissons la nature que par nos états de conscience ; ce qui peut conduire à deux thèses subordonnées à celle-ci : a) Il n'y a que des états de conscience ; b) il y a des choses en soi, mais inconnaissables, soit au sens de Kant et des rationalistes, soit au sens des empiristes ». Cette relativité de la connaissance n'est guère liée à la notion même de relativité physique que la théorie d'Einstein a mise en lumière dès 1905, en la « généralisant « en 1913, théorie dont la forme n'est pas encore arrêtée définitivement aujourd'hui malgré les travaux de Langevin et de Cartan, d'Eddington et de Weil. En un sens, le mot relativité est même opposé à celui de la théorie physique d'Einstein. 3. La relativité de la connaissance s'entend donc d'un scepticisme à la manière de Montaigne, à la façon du « Que sais-je ? », car lorsque Socrate affirme : « Je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien », ce n'est point là du relativisme, mais, en un sens, c'est presque du dogmatisme. Socrate est sûr de ne rien savoir.

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