Sujet : Le chemin de l'enfer est pavé de bonnes intentions ?
Extrait du corrigé : Thénardier ranime un blessé évanoui sur le champ de bataille. Son acte est cependant odieux car il ne l'a ranimé qu'en secouant son gilet pour dérober sa montre. Au rebours, l'infirmier qui, croyant donner à un malade un médicament lui fait avaler un poison - qu'un autre a déposé sur sa table de nuit - agit moralement, malgré le résultat déplorable dont il n'est pas responsable. Pour Kant donc, ce n'est jamais le contenu matériel de l'acte qui doit déterminer le jugement moral. Marqué par le protestantisme piétiste, Kant introduit en quelque sorte dans son éthique, en la laïcisant, l'idée que les « oeuvres » ne comptent pas sans la « foi ». Tout à l'opposé d'une morale matérialiste des oeuvres, du résultat, Kant prône une éthique mystique où seule compte l'intention secrète des âmes. Ainsi, « ce qui fait que la bonne volonté est telle, ce ne sont pas ses oeuvres ou ses succès ». Il n'y a que l'intention qui compte et alors même que la bonne intention « dans son plus grand effort n'aboutirait à rien, elle n'en brillerait pas moins ainsi qu'un joyau de son éclat propre, comme quelque chose qui porte en soi sa valeur tout entière ». Seule la bonne volonté, cad la volonté d'agir conformément aux prescriptions du devoir moral, vaut absolument. Certes les talents de l'esprit comme l'intelligence, le jugement, la vivacité d'esprit, ainsi que les qualités de tempérament comme le courage, la persévérance, l'esprit de décision, sont, sans aucun doute, des choses bonnes en elles-mêmes.
Corrigé de 2353 mots (soit 4 pages) directement accessible
Sujets connexes :






Créer un compte Devoir-de-philo
Toutes les notions