Sujet : Bonheur comme dignité
Extrait du corrigé : Ne va-t-il pas en user pour se livrer à des excès ? « Bref il est incapable de déterminer, avec une entière certitude, d'après quelque principe, ce qui le rendrait heureux. » Certes des conseils empiriques sont toujours bons à recevoir : un régime alimentaire, l'économie, la politesse, la réserve, « toutes choses qui, selon les enseignements de l'expérience, contribuent en thèse générale pour la plus grande part au bien-être » Mais lorsqu'il s'agit de la moralité, son impératif catégorique (qui ne concerne que la forme de son action) ne saurait relever de suppositions empiriques, ou même s'appuyer sur des exemples. La moralité ne renvoie pas à l'inclination, à la subjectivité, à la particularité ; elle ne distribue pas de conseils, elle énonce des commandements, elle dit la loi : « Il n'y a que la loi qui entraîne avec soi le concept d'une nécessité inconditionnée, véritablement objective, par suite d'une nécessité universellement valable, et les commandements sont des lois auxquelles il faut obéir, cad se conformer même à l'encontre de l'inclination. » Mais il y a pourtant selon KANT un lien entre bonheur et moralité. Ce qu'il y a d'acquis, certes, c'est que le bonheur (qui peut se définir comme la satisfaction de toutes nos inclinations) n'est pas le critère de la moralité, car, marqué par l'empirisme et non la rationalité, il n'est pas capable de fournir le principe d'une législation. Mais cependant, si la loi pratique qui a pour mobile le bonheur est une loi « pragmatique », une règle de prudence, la loi morale n'a d'autre mobile que de mériter le bonheur... Laissons, pour terminer la parole à KANT dans la « Critique de la raison pure » : « A la question « Que dois-je faire ? », voici la réponse : « Fais ce qui te rend digne d'être heureux » ; à la question « Que m'est-il permis d'espérer ? », il faut répondre : il est nécessaire de supposer que « Chacun a un sujet d'espérer le bonheur dans l'exacte mesure où il s'en est rendu digne par sa conduite ».
Corrigé de 2337 mots (soit 4 pages) directement accessible
Sujets connexes :
- l'homme doit-il rechercher le bonheur ou chercher a se rendre digne du bonheur ?
- Bonheur et souverain bien
- La morale nous enseigne, non pas comment nous devons nous rendre heureux, mais comment nous devons nous rendre dignes du bonheur ?
- Commenter et discuter cette idée de Kant : « Assurer son propre bonheur est un devoir (au moins indirect); car le fait de ne pas être content de son état, de vivre pressé de nombreux soucis et au milieu de besoins non satisfaits pourrait devenir, a
- Devoirs du droit et devoirs de vertu ?
moins content état bien morale propre nous rendre vivre bonheur besoins devons pas soucis droit devenir chercher digne commenter être comment assurer kant devoirs vertu non rechercher satisfaits devoir enseigne fait indirect; discuter son pressé heureux l'homme et souverain car cette milieu idée dignes nombreux pourrait






Créer un compte Devoir-de-philo
Toutes les notions