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Sujet : Ai-je besoin d'autrui pour me connaître ?

Extrait du corrigé : Mais peut-être que Dieu n'a pas voulu que je fusse déçu de la sorte, car il est dit souverainement bon. Toutefois, si cela répugnait à sa bonté, de m'avoir fait tel que je me trompasse toujours, cela semblerait aussi lui être aucunement contraire, de permettre que je me trompe quelquefois, et néanmoins je ne puis douter qu'il ne le permette. »   Descartes, dans ses Méditations métaphysiques, part à la recherche d'une certitude première, dont il sera impossible de douter, ce sans quoi aucune connaissance ne peut-être fondée, ni même celle du fait que j'existe et ne suis pas une pure illusion. Le passage que nous avons choisi décrit une étape de la méthode que Descartes applique pour retrouver cette certitude première : il s'agit de mettre en doute de manière radicale tout ce qui existe, y compris nos certitude mathématiques, en supposant qu'un Dieu omnipotent nous ait trompé sur tout. Descartes arrivera à la conclusion que, si un Dieu me trompe, c'est bien que moi-même je suis trompé et que donc j'existe. Descartes retrouve bien une connaissance inébranlable : celle du fait que je suis. C'est la certitude première sur laquelle toutes les autres connaissances seront fondées. Pour y parvenir, il a du supposer que rien n'existait ni même les vérités mathématiques. Dans la perspective de notre sujet, cela signifie qu'autrui doit d'emblée être exclus pour que je puisse connaître, et a fortiori, me connaître, puisque toute connaissance s'appuie sur cette certitude première qui exclut autrui. Donc, non seulement je n'ai pas besoin d'autrui.

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